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LA NATURE SUPRASENSIBLE DE L'HOMME
PAR RUDOLF STEINER
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LA NATURE SUPRASENSIBLE DE L'HOMME |
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PAR RUDOLF STEINER |
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LA NATURE
SUPRASENSIBLE DE L’HOMME
Das Ewige in der Menschenseele, Unsterblichkeit une Freiheit
GA 67
- Par Rudolf Steiner,
Berlin 15 au 20 avril
1918 ©1998
Editions Novalis, F 78360 Montesson – 120 pages (traduit par V.
Choisnel)
REPERES … Chemin par
lequel chaque être humain peut progressivement se découvrir
lui-même dans sa véritable dimension… Il n’y a de
guérison au plan de la vie sociale que par la connaissance de
soi de l’individu, c’est-à-dire par une prise de conscience de
sa propre nature suprasensible et des facultés qu’il peut
développer en elle…
Première conférence – LE MONDE
HUMAIN ET LE MONDE ANIMAL SELON LEUR ORIGINE ET LEUR
EVOLUTION PRESENTES A LA LUMIERE DE LA SCIENCE DE L’ESPRIT … Car autant
l’homme comme l’animal produit son semblable grâce à son autre
organisme, autant l’homme se produit lui-même d’une façon
spirituelle : le monde des
pensées. Le monde des
pensées est l’homme spiritualisé, où est élevé à la qualité
–mobile- du suprasensible ce qui autrement se réalise dans le
monde extérieur… A chaque fois
que nous saisissons une pensée, la volonté humaine naît dans
cette pensée, et à chaque fois que nous envisageons un vouloir,
la pensée meurt en entrant dans la volonté…
Deuxième conférence –
L’HOMME SUPRASENSIBLE SELON LES RESULTATS DE
RECHERCHE DE LA SCIENCE DE L’ESPRIT … Avec cette
connaissance humaine de soi, on se trouve devant un paradoxe
très singulier. On se trouve d’un côté devant la nécessité de
saisir l’homme lui-même dans sa réalité suprasensible ; de
l’autre côté, toutes les facultés de connaissance que l’homme
développe dans la conscience habituelle sont absolument liées à
ses sens extérieurs. On pourrait par conséquent dire que la
connaissance humaine de soi-même exige qu’on envisage l’homme à
l’aide de facultés de connaissance qui sont tout d’abord
étrangères à sa conscience… Pour ne pas
être mal compris, ce qui vit et tisse là en tant que force de
structuration, qui n’est pas perçu par la conscience habituelle,
mais assurément par ce qui œuvre et tisse la mémoire, je l’ai
appelé ces derniers temps dans la revue
Das Reich le
« corps de forces
formatrices ».
Je l’appelais autrefois le
« corps éthérique »… Et ce qui ne
vit donc pas dans notre conscience habituelle, ce qui en dessous
de cette conscience se trouve toujours plus proche de ce corps
de forces formatrices et à quoi on accède par la méditation,
on peut… l’appeler
pour certaines raison le
« corps astral » ; mais on peut aussi l’appeler l’« âme »,
qui agit là une couche au-dessous de la conscience habituelle… L’ensemble de
l’entité humaine s’articule donc en (1°) le corps physique, (2°)
le corps de forces formatrices que j’ai caractérisé comme ce qui
agit dans la mémoire, qui comme un savoir subconscient, imprègne
d’esprit le corps de forces formatrices, (3°) l’élément en fait
psychique (animique), le corps astral, et (4°) le moi…
Troisième conférence –
LES QUESTIONS DE LA LIBERTE DE LA VOLONTE HUMAINE ET
DE L’IMMORTALITE A LA LUMIERE DE LA SCIENCE DE L’ESPRIT
Les deux
énigmes essentielles de la vie de l’âme humaine qui doivent être
traitées dans cette conférence ne sont pas associés par hasard ;
j’espère au contraire montrer que la vaste question de la
liberté de la volonté
humaine et la question de
l’immortalité de l’âme du point de vue de la science de
l’esprit sont intimement liées et que c’est en les réunissant qu’on les
étudie le mieux… Si l’on
parvient par la concentration de la vie des pensées, des
sentiments et des sensations à fortifier la vie de l’âme de
telle sorte qu’on puisse entrer dans cette conscience
clairvoyante, on est alors tout d’abord mis à même de laisser de
côté tout ce que l’homme trouve en face de soi lorsqu’il use du
regard de tous les jours dans l’activité de perception sensible.
On est emporté au-delà de cette perception sensible. On voit
tout d’abord dans ce qu’on peut appeler la
conscience imaginative.
Je l’appelle conscience imaginative, non parce qu’il s’agit de
représenter quelque chose d’irréel, mais parce que dans cette
conscience l’âme est emplie d’images, et uniquement d’images,
mais d’images d’une réalité… Il est d’une
importance toute particulière que l’on envisage très exactement
ce premier degré de l’existence de l’esprit, car une
erreur peut se produire dans deux directions. L’une est que l’on
peut confondre le monde
imaginatif dont il est question ici avec ces images qui
s’élèvent de la conscience malade, anormale, avec toutes sortes
de choses visionnaires ou d’autres choses semblables… Il faut
seulement retenir que de l’autre côté, il ne faut pas confondre
cette imagination avec ce qu’on qualifie à bon droit
d’imagination créatrice. Ce que tisse l’imagination créatrice
humaine est également tissé à partir du subconscient ; cela se
rattache certes largement – surtout lorsque l’imagination
créatrice opère comme celle de Goethe – à des lois internes de
la vie véritable. Mais l’homme n’est pas présent dan ce qu’il
tisse dans l’imagination créatrice au point d’être conscient
dans son activité. Quand il édifie les productions de
l’imagination créatrice, il est abandonné à une nécessité
intérieure réelle… Cette
connaissance imaginative est en quelque sorte le premier degré
pour entrer dans le monde spirituel… Un
deuxième degré… il [le chercheur d’âme] doit acquérir la
faculté non
seulement de prendre conscience des images, mais aussi de
prendre conscience de l’activité que nous venons de décrire, qui
ne doit jamais être oubliée…
Pour entrer
dans la réalité elle-même, une troisième conscience est
maintenant nécessaire, que j’ai appelée la conscience intuitive…
L’intuition… ici est
bien un processus intérieur très réel et non un simple sentiment
ou une simple sensation interne… Tout ce qui
constitue nos expériences ou nos connaissances du monde
spirituel et qu’on exprime à partir de ce monde spirituel repose
sur l’action conjointe de l’imagination, l’inspiration
et l’intuition…
Ce moi, ce
moi immédiat au
présent, est lié à l’organisme ; on ne peut pas le trouver quand
on sort de l’organisme… La conscience du Moi repose sur une
intuition inconsciente… Ce sont en vérité trois
moi qui œuvrent
ensemble dans l’homme : le moi inspiratif qui vit dans le
penser qui est apporté du monde spirituel et de la vie terrestre
précédente ; le moi intuitif qui vit
dans la
corporéité du présent ; et le moi imaginatif… est emporté
dans le monde spirituel… en passant par la porte de la mort…
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La nature suprasensible
de l’Homme
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